C'est sans surprise, et par acclamations, que Thérèse Humair a été nommée présidente du parti libéral jeudi soir à Malvilliers, dans le Val-de-Ruz. La Fleurisanne remplacera Pierre de Montmollin, qui se retire après trois ans pour se consacrer à l'exécutif de sa commune d'Auvernier.

La nouvelle présidente hérite d'un parti traversé par divers courants. La non-élection de Jean Cavadini aux Etats a été durement ressentie, alors que le référendum sur la péréquation financière a divisé les libéraux. En outre, ils ne sont pas tous unis derrière la Chambre du commerce et de l'Industrie qui a lancé un référendum pour faire baisser la fiscalité dans le canton et n'a pas encore atteint les 6000 signatures requises.

Communication à améliorer

Mais tant Thérèse Humair que Pierre de Montmollin affirment que le parti n'est pas divisé. Le président sortant s'en est pris à certains journalistes qui osent l'affirmer (Le Temps du samedi 12 août). Pourtant, la semaine passée, l'hebdomadaire des libéraux, Réalités neuchâteloises, démontrait que l'éviction de Violaine Barrelet de la course au Conseil communal de Neuchâtel a laissé des traces.

Thérèse Humair aura la lourde tâche de rassembler les libéraux. Elle a souhaité être épaulée par deux vice-présidents. Jean-Claude Baudoin, président de la commune de Bôle, et ancien secrétaire du parti, a accepté la charge. Il reste à désigner une personnalité du haut du canton pour le second poste. En outre, une commission composée de 13 personnes vient de livrer un rapport sur les réformes à apporter au parti qui devra améliorer sa communication, la présidente le concède, et apprendre à parler d'une même voix sur l'essentiel.

J.-J. Ch.