Valais

Une fin de mandat compliquée promise à Jacques Melly

Le conseiller d’Etat valaisan est sous pression depuis cet été et le départ fracassant de Joël Rossier, l’ex-chef du Service cantonal de l’environnement. Les attaques se multiplient contre le PDC et cela ne semble pas près de s’arrêter

La pression est toujours plus forte sur le conseiller d’Etat PDC Jacques Melly. L’UDC du Valais romand (UDCVr) a décidé de rendre publiques, mercredi, les 512 pages du rapport de l’ancien chef du Service cantonal de l’environnement Joël Rossier, pour offrir la transparence aux Valaisans. Le même jour, leurs homologues socialistes demandaient la démission du ministre, sous prétexte que ce dernier «a menti frontalement et à plusieurs reprises». Les dix-sept mois qui séparent Jacques Melly de sa retraite politique promettent d’être compliqués pour le démocrate-chrétien.

Depuis cet été, Jacques Melly est, de nouveau, sous le feu des projecteurs. Après l’affaire des constructions illicites de Verbier ou celle de la pollution au mercure dans le Haut-Valais, c’est cette fois la démission, avec fracas, d’un chef de service qui le met dans la tourmente. En marge de son départ, Joël Rossier a remis de nombreux documents à la Commission de gestion du parlement et à l’Inspection cantonale des finances pour dénoncer de nombreux dysfonctionnements au sein du Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement.