Lancée au début du mois d’avril, une nouvelle organisation à but non lucratif veut favoriser une redistribution locale de la zakat, cet impôt dont doivent s’acquitter les musulmans. «Il s’agit de traduire ce qu’il y a dans le Coran pour l’adapter à notre époque, explique le président du Conseil de fondation et instigateur du projet, Saâd Dhif. La zakat doit être investie de manière conforme à la société dans laquelle on vit, tout en correspondant à des besoins locaux.» La Fondation suisse pour la zakat veut donc que les fruits de cet impôt traditionnel restent en territoire helvétique.

Versement obligatoire

Troisième pilier de l’islam, la zakat est un versement obligatoire que tous les musulmans paient à la fin de l’année lunaire. Ce montant est calculé sur la base d’une fortune minimum, le nissâb, estimée à 3560 francs suisses en 2019. Régie par le Coran, la redistribution de la zakat concerne huit catégories de versement. Dans sa forme originelle, elle se destine à aider les personnes qui rencontrent des difficultés financières, les sans-abri ou encore à favoriser des projets sociaux, le tout à une échelle locale.