Lancée au début du mois d’avril, une nouvelle organisation à but non lucratif veut favoriser une redistribution locale de la zakat, cet impôt dont doivent s’acquitter les musulmans. «Il s’agit de traduire ce qu’il y a dans le Coran pour l’adapter à notre époque, explique le président du Conseil de fondation et instigateur du projet, Saâd Dhif. La zakat doit être investie de manière conforme à la société dans laquelle on vit, tout en correspondant à des besoins locaux.» La Fondation suisse pour la zakat veut donc que les fruits de cet impôt traditionnel restent en territoire helvétique.