«Les politiciens doivent prendre des mesures qui garantiront une amélioration de la situation dans quelques semaines. Pour cette raison, le Conseil fédéral doit durcir dès ce vendredi les mesures sanitaires pour l’ensemble de la Suisse», lâchait ce mercredi Natalie Rickli dans une interview du Tages-Anzeiger. En appelant la politique à prendre ses responsabilités, la directrice zurichoise de la Santé ne s’adresse-t-elle pas avant tout à son propre gouvernement?

Sur les réseaux sociaux, les commentaires n’ont pas tardé à fuser, avec en toile de fond la même exaspération: «A-t-on besoin de la Confédération pour prendre des mesures à Zurich? A ce compte-là, on peut économiser quelques postes dans la politique zurichoise», «convainquez vos collègues qu’il faut agir immédiatement». Et c’est bien tout là l’enjeu. Cette rupture de collégialité trahit l’impuissance d’une ministre UDC de plus en plus minorisée au sein de son propre exécutif et peinant à rallier des majorités.