Infrastructure

Une hausse des tarifs pourrait financer les grands chantiers ferroviaires

Près de 13 milliards de francs: c’est l’enveloppe que devrait approuver le Conseil des Etats dans une semaine. Elle est en principe financée, mais une adaptation des prix reste possible

Dans une semaine, le Conseil des Etats devrait avaliser l’enveloppe de 12,9 milliards proposée par sa Commission des transports et des télécommunications (CTT). C’est le montant des investissements ferroviaires prévus d’ici à 2035. Cette somme s’ajoutera aux 6,4 milliards de la tranche précédente, à réaliser jusqu’en 2025, et aux montants déjà engagés dans le développement du rail par le passé. 12,9 milliards, c’est un milliard de plus que ce qu’a proposé le Conseil fédéral.

Ce paquet est financé par le fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF) accepté par le peuple en 2014. Mais les moyens pourraient ne pas suffire, notamment si le parlement ajoute de nouveaux tronçons dans le crédit d’aménagement 2035. Selon une estimation de l’Office fédéral des transports (OFT), ce programme pourrait entraîner une hausse des tarifs «de 3 à 5%, voire davantage», a souligné mercredi le patron des CFF, Andreas Meyer, dans le cadre d’une conférence de presse organisée par l’Union des transports publics (UTP). L’OFT précise qu’il faudrait répartir cet hypothétique renchérissement sur dix ans, ce qui fait 0,3 à 0,5% par an en théorie. Ce serait nécessaire si les entreprises ferroviaires ne parvenaient pas à réaliser des gains de productivité afin de diminuer les coûts.