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Christian Constantin est sur les rangs depuis le début pour reprendre Collombey. Son projet initial: un parc des énergies renouvelables, devenu aujourd'hui ville nouvelle et écologique. 
© JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Immobilier

Une inconnue à 200 millions pèse sur le projet Constantin à Collombey

Le promoteur valaisan Christian Constantin veut construire une ville nouvelle à 4 milliards de francs sur le site de la raffinerie Tamoil, fermée depuis 2015. Mais le problème de la dépollution du site est loin d’être réglé

Rien n’est encore fait. Le mégaprojet de Christian Constantin à Collombey – une ville du futur écologique à la place de la raffinerie Tamoil – dépend d’une variable cruciale, la dépollution du site. Et sur ce plan, aucun accord n’a été conclu.

En juillet dernier, Christian Constantin a signé un accord avec Tamoil pour formaliser leurs discussions concernant la vente du site. Il propose 150 millions de francs pour reprendre le site et ses 130 hectares de terrains.

Mais Christian Constantin le confirme au «Matin Dimanche», qui annonce en gros titres la construction d’une «ville de 20 000 habitants» à la place de la raffinerie: en ce qui concerne le nettoyage des terrains souillés par les hydrocarbures, «nous en sommes au stade où nous comparons les approches». Tamoil et lui-même n’étant apparemment pas d’accord sur le mode de dépollution retenu.

Lire aussi: Assainir le site de Tamoil coûtera cher

Or, la facture du nettoyage et du démontage de la raffinerie pourrait s’élever à deux voire trois cents millions de francs, estiment des experts, et les travaux risquent de durer plusieurs années. En 2012, avant le rachat de la raffinerie de Cressier, un rapport de l’Institut français du pétrole avait évalué entre 55 et 200 millions de francs le coût de la remise en état du site neuchâtelois, qui s’étend sur 70 hectares.

A Collombey, avant même de dépolluer, il faudra d’abord démanteler les installations. L’opération pourrait coûter de 50 à 150 millions. Le prix du chantier dépendra également du recyclage des matériaux.

Ces coûts élevés, et le prix de 300 millions minimum exigé par les propriétaires libyens de la raffinerie, ont déjà rebuté au moins un repreneur potentiel, un entrepreneur de la région.

Un projet évolue vite

Le projet annoncé par Christian Constantin est aujourd’hui devisé à trois ou quatre milliards de francs. Ses contours ont passablement évolué en un an. En 2015, lorsque la raffinerie a fermé, le promoteur annonçait un «parc énergétique avec éoliennes, barrage au fil du Rhône, panneaux solaires et un parc de loisirs», pour un investissement bien inférieur de 200 à 300 millions de francs. Il y a 20 ans, il rêvait de construire, déjà à Collombey, un stade de football pour 63’000 personnes. Il n’a jamais vu le jour.

Lire aussi, sur le site de L’Hebdo: Christian Constantin séduit les Dieux du stade

Dernière inconnue: le sort de l’oléoduc reliant Gênes à Collombey et qui alimentait la raffinerie en pétrole brut. L’actif est potentiellement le plus précieux de tout le site. Continuera-t-il à fonctionner, et qui alimenterait-il? La question, là aussi, semble loin d’être réglée.

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