Une jument a eu la vulve et le vagin lacérés par un ou plusieurs individus entrés par effraction dans un refuge à Saxon (VS) à la mi-août. Les auteurs encourent jusqu’à trois ans de prison. Honey, une jument de 28 ans, a été agressée dans la nuit du 13 au 14 et du 15 au 16 août, indique à Keystone-ATS Wendy Pichard, responsable du refuge La Bouche qui rit, confirmant une information diffusée jeudi par Le Nouvelliste. La première fois, les blessures constatées ne pointent pas une intervention humaine, mais la seconde fois, les muscles de la vulve déchirés «avec un objet métallique ou une lame d’au moins 15 cm» ne permettent plus aucun doute.

Wendy Pichard dénonce alors le cas à la police qui ouvre immédiatement une enquête pour mauvais traitements infligés aux animaux et violation de domicile. «Le ou les auteurs risquent une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire», souligne Stève Léger, porte-parole de la police cantonale valaisanne. Selon le vétérinaire cantonal Eric Kirchmeier cité par le quotidien valaisan, «ce genre d’agression sur des animaux est rare, fort heureusement. Aucun autre cas de maltraitance similaire n’a été signalé récemment en Valais».

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Wendy Pichard a aussi signalé les faits à la police fribourgeoise où un cas similaire aurait récemment eu lieu. La Bouche qui rit à Saxon est une association à but non lucratif reconnue d’utilité publique qui a pour objectif de sauver des animaux de rente maltraités, abandonnés ou destinés à la boucherie.