Le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg se retrouve sans évêque à sa tête dès dimanche. Dans les huit jours qui suivent, le Collège des consulteurs, composé de cinq prêtres (un par région diocésaine), élira un administrateur diocésain. Celui-ci restera en fonction jusqu'à la nomination du successeur de Mgr Grab, qui devrait intervenir en principe avant la fin de cette année.

Les pouvoirs de cet administrateur, qui peut être l'un des deux évêques auxiliaires, le vicaire général ou un prêtre du diocèse, sont limités. Il n'a pas le droit de prendre des décisions touchant à la structure du diocèse, et ses fonctions sacramentelles sont également réduites. Il peut cependant nommer des prêtres dans le domaine pastoral.

L'administrateur n'est pas forcément un papable. Le nonce apostolique Oriano Quilici doit établir une liste de trois noms, la fameuse terna, sur la base d'une consultation qu'il effectue au sein du diocèse. Il revient ensuite à Rome de choisir le futur évêque.

L'enquête du nonce devrait se faire assez rapidement. En effet, une consultation effectuée en avril 1995, à l'occasion du départ de Mgr Pierre Mamie, avait déjà révélé quelques noms de successeurs potentiels, qui restent d'actualité. Parmi eux, on trouve Claude Ducarroz, ancien curé à Lausanne, qui s'était illustré par un engagement très actif en faveur des requérants d'asile, André Duruz, vicaire épiscopal du canton de Neuchâtel, Marc Donzé, ancien professeur de théologie pastorale à l'Université de Fribourg et membre du Collège des consulteurs, Jean-Marie Pasquier, responsable du Centre catholique romand de formation permanente, Bernard Genoud, supérieur du séminaire diocésain, et Jean-Paul de Sury, délégué épiscopal du canton de Genève et membre du Conseil épiscopal. Selon des observateurs avertis, il est peu probable que l'un des deux évêques auxiliaires – Mgr Pierre Bürcher pour le canton de Vaud et Mgr Pierre Farine pour celui de Genève – soit nommé.

P. B.