L'entreprise suédoise Saab, qui se vante d'avoir obtenu des mandats en République tchèque, a été pointée du doigt à plusieurs occasions pour des soupçons de corruption dans la location de 14 jets. Dans un entretien filmé par caméra cachée, un ancien ministre des Affaires étrangères a reconnu que de nombreux hommes politiques auraient accepté des dessous-de-table pour se prononcer en faveur des avions de chasses suédois. La police anti-corruption a d'ailleurs ouvert une enquête.

L'achat, par l'Autriche, de 18 avions Eurofighter au consortium européen EADS n'est pas vierge d'irrégularités. Dans cette affaire, le chef de l'Armée de l'air autrichienne a même été suspendu. Un lobbyiste d'EADS aurait versé 87 600 euros à la société de l'épouse du général. En parallèle, une commission d'enquête parlementaire a été mise sur pied. Plusieurs députés sont soupçonnés d'avoir également entretenu des liens étroits avec la firme.

Il ne pèse en revanche aucun soupçon sur une vente de Rafale. Et pour cause: Dassault n'est pas encore parvenu à vendre un seul de ses modèles à l'étranger. Néanmoins, l'entreprise Thales, qui produit un certain nombre de pièces du Rafale, a eu maille à partir avec la justice de plusieurs pays. Le groupe français d'électronique est notamment sous le coup de soupçon de corruption en Afrique du Sud sur des contrats d'armement naval. En France le groupe fait également l'objet d'une enquête autour de la vente controversée de six frégates à Taïwan en 1991.