Le Temps: Le Parti radical est-il prêt à se rallier au projet de loi libéral?

François Longchamp: Depuis quatre ans, nous nous battons seuls pour des notes. Pendant dix ans, les libéraux voulaient les supprimer. L'an dernier, ils encensaient le contre-projet du DIP. Qu'importe qu'ils aient dû changer trois fois d'avis pour retrouver le bon sens. Les radicaux auront l'élégance de ne pas faire la fine bouche…

– Quels sont les éléments qui posent problème?

– Les innovations seront soumises à évaluation. C'est ce que demande la motion 1442, déposée par les radicaux en 2002. J'espère toutefois que l'évaluation des enseignants ne provoque pas une inutile levée de boucliers.

– Etes-vous prêts à accepter des cycles d'apprentissage de deux ans?

– Ces cycles sont déjà la quasi-réalité. C'est pourquoi nous n'en parlions pas. L'essentiel est que les conditions de promotion soient claires. En plus, le redoublement est possible en cours de cycle, même si les libéraux préfèrent parler de prolongement de cycle.

– Le projet de loi libéral ne met pas un terme à la rénovation…

– Il met un terme aux axes de la rénovation que nous estimons dangereux: suppression des notes et cycles de quatre ans sans redoublement. Comme le nôtre, il exige la coexistence des notes et des commentaires. Il y a maintenant une majorité au Grand Conseil pour sauver l'école. Il était temps.