Le cortège est parti d’Uni mail, l'un des bâtiments de l'Université de Genève, et a été dirigé vers le quartier de St-Gervais par un important dispositif policier. Rassemblés sur le parvis d’Uni mail, les jeunes manifestants ont déployé une banderole. «Certif’obligatoire. Contre l’extrême droite», pouvait-on y lire. D’autres manifestants distribuaient des masques.

Au nom des lieux culturels, un orateur a exposé le refus d’un contrôle du certificat covid et de l’identité des personnes à leur entrée. «Nous ne sommes ni policiers ni contrôleurs. Ce n’est pas notre rôle!». Et de rappeler qu’ils ont mis toutes les mesures sanitaires en place pour protéger ces lieux.

«Contre la surveillance»

Se déclarant pour la convivialité et contre la surveillance, un orateur a jugé que le passe covid est «un outil de contrôle qui normalise l’idéologie de surveillance». Il appelle à un accès à tous à la culture, à l’éducation et aux soins.

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Le cortège s’est ensuite ébranlé en direction du rond-point de Plainpalais où un important dispositif policier l’attendait. Les forces de l’ordre ont alors dirigé les manifestants en direction du quartier de St-Gervais. Une fois le pont de la Coulouvrenière passé, ceux-ci ont été pris en sandwich entre deux cordons de policiers en tenue d’assaut.

Sommation

Les manifestants ont été sommés de quitter les lieux dans les trois minutes. Certains ont pu quitter la scène par l’arrière après avoir montré leurs cartes d’identité qui ont été photographiées. Une centaine de manifestants ont été bloqués pendant près de deux heures, jusqu’à ce que l’ordre de dispersion ait été donné à 21h10.

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Selon une journaliste de Keystone-ATS sur place, une centaine de policiers étaient présents. La manifestation n’a pas fait l’objet d’une demande d’autorisation, a précisé la police.

Interrogé par Keystone-ATS sur cet important dispositif policier, le conseiller d’Etat Mauro Poggia, en charge de la sécurité, a indiqué que la police disposait de renseignements selon lesquels les manifestants n’étaient pas tous pacifistes. Pour preuve, la banderole de tête était renforcée, «signe d’une volonté de confrontation».