Justice

Une nouvelle affaire de violence gratuite jugée à Genève

Le prévenu est notamment accusé d’avoir donné des coups de pied à la tête d’un jeune homme qui attendait à l’arrêt de bus. Transportée aux soins intensifs, la victime souffre aujourd’hui d’angoisses récurrentes

Une embrouille futile qui dégénère sous l’effet du groupe et de l’alcool, des coups de poing et des coups de pied à la tête, la violence gratuite et extrême des jeunes était encore au programme de la justice genevoise ce lundi. Dans le rôle du déchaîné de service, Samir*, presque 20 ans, a une vie pénale déjà bien remplie et un avenir plutôt mal tracé. Pas certain que sa passion pour le rap – un morceau écrit lors d’un séjour au centre de détention pour mineurs de La Clairière a été vu 264’000 fois sur YouTube – soit propre à rassurer le président Vincent Fournier.

Cette affaire présente la particularité de mélanger des faits reprochés au prévenu alors qu’il était mineur et majeur. Les récidives successives font que l’ensemble des actes commis entre 16 et 19 ans est aujourd’hui examiné par le Tribunal correctionnel. Il y a des violences répétées, l’omission de prêter secours à une victime baignant dans son sang, un accident causé avec la voiture subtilisée à maman sans avoir le permis et en ayant trop bu. Avec, en prime, un accrochage et le départ précipité du lieu de l’accident.