«Je ne suis pas favorable à l'initiative, même si je peux comprendre le sentiment des parents des victimes. L'esprit général du Code pénal consiste à voir comment les gens évoluent, afin, éventuellement, de reprendre une décision si cette évolution est favorable. C'est cela la base du raisonnement et elle me paraît valable. C'est pourquoi je ne peux partager les propositions des initiants, comme je serais également critique à l'égard des peines «incompressibles» (ndlr: qui existent en France et qui excluent toute libération anticipée avant une longue période). Bien entendu, l'homme étant faillible, il faut des garde-fous lorsqu'une libération conditionnelle du détenu est envisagée. Ceux-ci existent. Dans le canton de Vaud, la commission pluridisciplinaire qui suit l'évolution du détenu n'est pas la même qui prend la décision sur une éventuelle libération. Je rappellerais toutefois que le risque zéro n'existe pas dans la vie, même si cela peut paraître dur pour les proches des victimes.»