Crime organisé

Une nouvelle enquête relie la mafia calabraise au Valais

Deux Calabrais habitant le Haut-Valais ont été arrêtés en Italie. C’est au moins la troisième opération visant les réseaux mafieux dans le canton depuis 2016

Deux Italiens habitant à Glis dans le Haut-Valais ont été arrêtés en Italie où ils sont accusés de trafic international de cocaïne pour le compte de la 'Ndrangheta, l’équivalent calabrais de la mafia. Cette information donnée lundi dernier par les autorités d’enquête italiennes depuis Domodossola, où le réseau opérait, a été développée dimanche par le SonntagsBlick.

Selon le journal, 12 personnes ont été arrêtées il y a une semaine dans le cadre de l’opération antidrogue baptisée «Santa Cruz», dont les deux quinquagénaires habitant le Haut-Valais. L’un des deux hommes a été identifié par des écoutes téléphoniques, alors même que le groupe ne communiquait que grâce à des appels passés de cabines publiques. Il a été arrêté avec 300 grammes de cocaïne valant environ 26 000 francs.

Pistolets valaisans

Le rôle des deux Haut-Valaisans était de passer en Suisse de la drogue qui avait transité par Domodossola, Milan, l’Italie du Sud et la Guadeloupe depuis son lieu de production originel, la Bolivie. Selon le site du journal tessinois La Regione, une demi-douzaine de pistolets achetés en Valais ont pris la direction inverse et ont fini entre les mains du crime organisé en Calabre.

Cette nouvelle affaire confirme l’importance des liens de la 'Ndrangheta calabraise avec la Suisse. En 2016, une quinzaine de ses membres avaient été arrêtés en Thurgovie, à Zurich et en Valais. Deux hommes domiciliés dans ce dernier canton ont ensuite été extradés en Italie, où la justice les a condamnés à 9 et 6 ans de prison.

Un troisième membre de la mafia calabraise basé en Valais a été extradé vers l’Italie en mars dernier. Les deux hommes arrêtés dans le cadre de l’opération Santa Cruz étaient amis avec lui sur Facebook, selon le SonntagsBlick.

La police valaisanne précise n'avoir pas été impliquée dans l'opération. «Aucun acte d'enquête n'a eu lieu en Valais», indique son porte-parole Stève Léger. 

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