«Ce cas va retomber sur les hommes. C’est mauvais pour l’image des pères, qui vont une fois de plus être considérés comme peu dignes de confiance. Le public a une perception faussée: on attribue aux pères la grande majorité des cas d’homicide d’enfants dans le cadre de la famille. Or femmes et hommes sont à égalité dans le palmarès. Et quand une femme en est l’auteure, on présente les choses différemment: elle était malade, atteinte dans sa santé psychique, car sinon, une mère ne ferait pas ça. Pour les enlèvements d’enfants, c’est la même chose: les mères sont responsables de la majeure partie des cas.

On a souvent tendance à présenter les femmes comme des victimes et les hommes comme des criminels. Les hommes sont certes clairement plus nombreux à commettre des actes de violence. Mais les victimes sont aussi en majorité des hommes. Ceux qui sortent le soir courent un plus grand risque d’être agressés que les jeunes filles. Pourtant, ce sont elles qui ne se sentent pas en sécurité.»