Première en demi-teinte pour le nouveau conseiller fédéral Didier Burkhalter, en charge de la prévoyance professionnelle et de l’article constitutionnel sur la recherche sur l’être humain. Avec les deux premiers objets de son département mis en votation depuis qu’il siège au gouvernement, il est confronté à deux résultats nets qui sont cependant «aux antipodes l’un de l’autre». Il prend acte de l’échec très net de la baisse du taux de conversion, un dossier dont il a hérité de son prédécesseur Pascal Couchepin, mais pour lequel il s’est beaucoup engagé. Il refuse d’y voir «un acte punitif contre le Conseil fédéral à cause de sa gestion d’autres dossiers (ndlr: comme l’affaire UBS)», a-t-il dit dimanche soir. Il y voit plutôt un «encouragement adressé au Conseil fédéral pour continuer à régler ensemble et «en équipe» l’avenir des assurances sociales.

Le sort de celle-ci sera déterminé «dans les cinq ou six ans qui viennent» par les décisions importantes qui devront être prises en matière d’AVS, d’assurance invalidité, de prévoyance professionnelle, de santé et de chômage. Il lance un appel à l’unité et à la collaboration entre les partenaires sociaux et entre les générations. «Il faut réchauffer le climat politique, le baromètre de l’Helvétie doit quitter la position de la méfiance et de l’attentisme», plaide-t-il.