C'est une première. Le 24 septembre, les citoyens pourront dire «oui» à une initiative et, en même temps, dire «oui» au contre-projet qui lui est opposé par le parlement. Cette procédure, déjà en vigueur dans plusieurs cantons, sera utilisée pour la première fois au plan fédéral. L'interdiction du double «oui», en vigueur jusqu'en 1987, ne donnait pas entièrement satisfaction dans la mesure où le vote des électeurs n'était pas toujours pleinement pris en considération. Cela avait été le cas en 1986, par exemple, lors de la votation concernant l'initiative sur la culture et son contre-projet parlementaire. Les bulletins d'environ 10 000 électeurs qui avaient répondu deux fois «oui» avaient été déclarés nuls, et les votes de plus de 289 000 citoyens s'étant abstenus de répondre à l'une des questions avaient eu le même effet que des «non» puisqu'ils avaient contribué à relever la majorité absolue. Le 24 septembre, grâce à la nouvelle procédure, la volonté populaire sera entièrement respectée. Concrètement, la possibilité de voter deux fois «oui» obligera le citoyen à répondre à une troisième question, dite subsidiaire, qui lui permettra de préciser lequel des deux textes a sa préférence (voir bulletin ci-dessous). Cette troisième question ne servira à départager les deux objets que pour le cas où tant l'initiative solaire (0,5 ct.) que la redevance promotionnelle (0,3 ct.) seront acceptées par le peuple et les cantons. Dès lors, ce serait le texte qui aurait obtenu la majorité du peuple et des cantons en réponse à la question subsidiaire qui entrerait en vigueur. On notera que cette procédure pourrait également produire un résultat déconcertant. En effet, si les deux objets étaient acceptés par le peuple et les cantons, mais que le peuple ait porté son choix sur un texte et la majorité des cantons sur l'autre, aucun des deux n'entreraient en vigueur.