Terrorisme

Une quinzaine de policiers genevois surveillent le risque djihadiste

Dans un entretien accordé à la RTS, la cheffe de la police genevoise Monica Bonfanti détaille le dispositif de prévention contre le djihadisme. Une collaboration plus soutenue entre la Suisse et la France sur ce dossier est actuellement étudiée par les deux pays

Une quinzaine de policiers ont actuellement pour mission de surveiller le risque «djihadiste» et ses réseaux, révèle la cheffe de la police genevoise. Dans un entretien accordé à la RTS, Monica Bonfanti explique encore que la Suisse et la France tentent actuellement de fluidifier l'échange d'informations entre les deux pays.

«Nous voulons trouver un cadre pour l'échange plus facile d'informations en dehors du cadre judiciaire», affirme de son côté, Virgine Perrey, attachée de sécurité de l'ambassade de France à Berne. Une réunion doit se tenir cette semaine sur cette question. L'objectif est notamment d'assurer un accès plus systématique de la Suisse aux fiches de sécurité françaises, lequel doit permettra à terme une collaboration plus étendue que l'actuelle consultation des fiches inscrites dans le système d'informations de Schengen, auquel la Suisse a déjà accès. Cette volonté de «collaboration accrue» fait suite à l'affaire des badges de sécurité retirés à plus d'une trentaine de bagagistes (au moins), lesquels étaient employés sur le site de l'aéroport de Genève, comme le révélait Le Temps le 8 janvier.

Eviter de nouvelles radicalisations 

Monica Bonfanti a également dévoilé quelques actions entreprises par le canton de Genève pour lutter contre d'éventuelles radicalisations. Un plan a été mis en place qui intègre notamment des travailleurs sociaux et tous les policiers ont aussi pour tâche d'être attentifs à ce problème.

Pour rappel, le conseiller d'Etat Pierre Maudet, responsable du Département de la sécurité et de l'économie (DSE), avait annoncé une révision des procédures de sécurité à l'aéroport de Genève après qu'il a été découvert que deux Français radicalisés avaient été employés comme bagagistes sur le site de Cointrin. Des badges avaient ensuite été retirés à 33 employés, dont de nombreux cas pour des affaires présumées de droit commun et non de radicalisation. Le retrait des badges aux autres employés était «provisionnel», selon le chef du DSE. Ces personnes seront entendues avant une décision définitive, puis des recours possibles au niveau fédéral.


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