Politique

Une section d’Opération Libero naît à Genève

Genève représente un terrain d’opportunité privilégié pour incarner les valeurs d’ouverture prônées par le mouvement progressiste. Le lancement d'une section valaisanne est en train d'être discutée

Opération Libero continue de faire des petits. Mardi, une trentaine de personnes ont participé au lancement de sa section genevoise. Le mouvement a commencé à Zurich, il est né de la révolte de certains étudiants après la victoire dans les urnes, le 9 février 2014, de l’initiative de l’UDC contre l’immigration. Leur vœu: bouleverser le paysage politique du pays sans clivage gauche-droite pour préserver les accords bilatéraux en général et garantir une politique d’ouverture migratoire.

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«Genève est un lieu privilégié, tant par son environnement multiculturel et que par sa proximité avec nos voisins français», s’enthousiasme Fanny Randanne, coprésidente d’Opération Libero Genève. «La section genevoise constitue un pilier pour une Suisse terre d’opportunités et pour les campagnes nationales d’Opération Libero au-delà de la Sarine. L’un des moteurs de la création de notre comité a été l’initiative UDC «contre les juges étrangers», qui veut faire primer le droit suisse sur le droit international. Nous nous prononcerons sur plusieurs autres enjeux politiques comme la libre circulation des personnes.»

D’autres sections romandes à venir

Genève ne sera pas un cas isolé. Le mouvement appelle à se développer dans d’autres régions de Suisse romande et le lancement d’une section valaisanne est en train d’être discuté. L’envie des membres est aussi de s’intéresser à des problématiques locales très concrètes. «C’est encore vague, nous déciderons de notre stratégie cet été», s’excuse Fanny Randanne. Opération Libero n’est pas un parti, c’est un mouvement.

Nous essayons d’avoir un discours commun plus intellectualisé que le sont parfois les positions des partis

«Nous cherchons à avoir un impact sur le débat et à influencer les partis politiques, j’espère qu’on nous donnera la parole. Nous sentons un scepticisme au niveau de la Romandie sur les questions européennes et nous avons envie de nous impliquer. Il existe un intérêt pour la Suisse à promouvoir les bilatérales.» Est le bienvenu qui veut, tous les derniers mardis du mois. «Je suis personnellement plutôt libérale mais d’autres sont d’appartenance centriste ou de gauche. Nous essayons d’avoir un discours commun plus intellectualisé que le sont parfois les positions des partis.»

Avec l’avènement de think tank comme l’est le mouvement Opération Libero, les partis vont-ils devenir désuets? «Non, la pluralité d’acteurs dans le débat permet d’élargir les discussions. Mais les partis servent à mener la politique! Nous nous trouvons dans une sphère annexe.»

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