L’avenir s’éclaircit pour la maternité de l’hôpital cantonal de Fribourg, contraint de fermer provisoirement et en partie dès lundi. Durant le mois de septembre, l’ancien médecin-chef de la clinique reprend la responsabilité de celle-ci. En octobre, un nouveau médecin-chef prendra le relais.

Depuis l’annonce de la réduction d’activité de la clinique de gynécologie et obstétrique, de nombreux contacts ont eu lieu entre la directrice de la Santé et des affaires sociales Anne-Claude Demierre, l’ancien médecin-chef de la clinique David Stucki et certains médecins privés, a annoncé la Chancellerie d’Etat vendredi. Ces contacts ont porté leurs fruits.

Le professeur Stucki reprend ainsi la responsabilité de la clinique en septembre avec l’équipe de l’hôpital cantonal ainsi que divers gynécologues disposant d’un cabinet privé et ayant déjà pratiqué à l’hôpital. Ce réseau est encore en train de s’étoffer.

Dès le 1er octobre, le spécialiste en gynécologie et obstétrique Anis Feki reprendra le flambeau. Il a été nommé par le conseil d’administration. Agé de 41 ans, le docteur Feki est un spécialiste reconnu qui travaille actuellement à l’Université de Genève.

Certaines prestations maintenues

L’arrivée d’un nouveau médecin-chef conjuguée à la volonté de collaboration manifestée par les médecins gynécologues fribourgeois des domaines public et privé permettent le maintien de certaines prestations à l’hôpital cantonal, poursuit le communiqué.

Les femmes enceintes pourront continuer à bénéficier des prestations relatives à la maternité (consultations, analyse prénatale et accouchements) à l’hôpital. La réduction d’activité de la clinique de gynécologie touche néanmoins encore les examens et interventions. Les opérations seront comme prévu prises en charge à Riaz (FR), à l’hôpital Daler, en ville de Fribourg, ou à l’hôpital intercantonal de la Broye durant la période transitoire.

Ces mesures ont dû être prises en raison d’une pénurie de médecins gynécologues qui touche de plein fouet l’hôpital cantonal de Fribourg. Cette situation résulte des départs de deux médecins-cheffes démissionnaires.