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Une sommité mondiale de l’oncologie attirée à Lausanne

L’Américain George Coukos, expert international des cancers gynécologiques, doit permettre la création d’un centre d’excellence dans la capitale vaudoise

Le CHUV et l’Université de Lausanne (UNIL) unissent leurs forces dans la lutte contre le cancer. L’arrivée du professeur George Coukos, expert international des cancers gynécologiques, va permettre la création d’un «centre d’excellence en oncologie unique en Europe».

George Coukos a créé le Centre de recherche sur le cancer de l’ovaire à l’Université de Pennsylvanie, indique vendredi le Centre hospitalier universitaire vaudois. Il est, à 50 ans, l’une des figures majeures de l’immunothérapie du cancer.

Son arrivée le 1er juillet à Lausanne permettra de constituer, au nouveau Département d’oncologie CHUV-UNIL, un centre d’excellence en oncologie unique en Europe, poursuit l’institution. Ce pôle offrira une prise en charge des patients et une combinaison entre actuelles et nouvelles chimio et radiothérapies, nouvelle thérapie moléculaire personnalisée et immunothérapie.

Alliant les soins et la recherche, ce centre va se développer en recrutant d’autres experts mondiaux dans plusieurs types de cancer. Il regroupera les services d’oncologie médicale, de radio-oncologie, d’hématologie et l’activité de transplantation de moelle osseuse du CHUV.

Le Centre Ludwig de l’Université de Lausanne pour la recherche sur le cancer, où se pratique une recherche de pointe dans le domaine de l’immunothérapie, en fera aussi partie. Georges Coukos en prendra la direction. Cette approche intégrée de la maladie permettra d’optimiser la prise en charge des patients.

En outre, des collaborations étroites seront menées avec l’Institut suisse de recherche expérimentale contre le cancer (ISREC) et d’autres équipes de l’EPFL, ainsi qu’avec des partenaires pharmaceutiques dans le but d’augmenter et d’accélérer les essais cliniques. Ce centre offrira aux patients les approches thérapeutiques les plus novatrices, promet le CHUV.

«Une nouvelle approche moléculaire ciblant directement la tumeur est essentielle», souligne George Coukos, qui veut faire du Département d’oncologie CHUV-UNIL un site majeur pour ces essais cliniques en Suisse et en Europe. Il compte aussi développer l’immunothérapie: les cellules immunitaires du patient «reconfigurées» pourraient combattre elles-mêmes la tumeur.

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