Le cas d’une migrante syrienne préoccupe le corps suisse des gardes-frontière et l’Italie. Refoulée de Suisse en Italie après avoir voulu se rendre en France, elle aurait accouché d’un enfant mort-né faute de soins. Les gardes-frontière mènent une enquête interne.

L’émission «10 vor10» de la SRF a rendu ce cas public hier (mercredi) soir. Jürg Noth, chef du corps des gardes-frontière, confirme cette affaire: «J’ai eu connaissance d’un incident médical dans un hôpital de Domodossola. J’ai immédiatement exigé une enquête.»

La femme, qui était enceinte de sept mois, a été prise de saignements en traversant la Suisse. Malgré des appels à l’aide répétés, les autorités helvétiques n’auraient pas réagi, affirme le mari lors de l’émission de la télévision alémanique. Une fois arrivée à Domodossola, en Italie, elle a été hospitalisée, mais l’enfant était déjà mort.

Le médecin italien a vertement critiqué les autorités suisses sur le plateau de la SRF. «Si la femme avait reçu de l’aide en Suisse, ce malheur aurait pu être évité», selon lui.

«Le groupe de réfugiés était, pendant son trajet de retour entre Vallorbe et Domodossola, sous la responsabilité des gardes-frontière suisses», relève Jürg Noth. L’implication et les fautes éventuelles de responsables suisses doivent être rapidement clarifiées, précise le chef des gardes-frontière, qui en saura plus à la fin de la semaine.