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Le goulet d’étranglement de Crissier sera l’un des prochains gros chantiers de l’agglomération Lausanne-Morges.
© Jean-Christophe Bott/Keystone

Trafic

Une «tour de contrôle» pour éviter les bouchons des pendulaires

L’agglomération Lausanne-Morges cherche à prévenir un chaos général engendré par les grands chantiers à venir

Au sein de l’agglomération Lausanne-Morges, il ne se passe pas un jour sans bouchon. La zone regroupant 26 communes concentre les emplois et les habitations de la moitié du canton, et la pendularité tend à se renforcer. Alors que l’engorgement du trafic aux heures de pointe exaspère déjà les usagers, une décennie de chantiers leur tend les bras.

Les travaux de la gare de Lausanne et de la ligne du LEB, la construction du métro M3 et du tram visent à offrir une augmentation massive de moyens de transport public. Des transformations urbanistiques profondes et des travaux autoroutiers accompagneront l’envol démographique de la région. Quelle solution pour éviter une saturation complète durant cette période de perturbations supplémentaires? Les autorités cantonales et communales présentaient lundi le projet d’une «tour de contrôle» permettant de gérer le trafic en temps réel.

Un projet de désengorgement pour 27 millions de francs

Le trafic des 26 communes serait géré par un unique poste de commandement qui mettrait toutes les informations routières en commun. Pour l’instant, sur un rayon d’un kilomètre, il peut y avoir les informations de trois corps de police, de neuf propriétaires d’infrastructures et de deux entreprises de transport. En cas d’incident, la future centrale pourrait utiliser diverses stratégies comme celle de détourner le trafic, de donner la priorité aux transports publics ou d’informer immédiatement les utilisateurs par le biais des panneaux autoroutiers, les radios, et une application smartphone.

Le projet devrait coûter plus de 27 millions de francs, financés en grande partie par le canton de Vaud, mais le gouvernement vaudois commencera par demander un crédit d’étude de 5 millions de francs au Grand Conseil.

Une grande différence avec Wise ou Google

«Plus de 110 000 véhicules circulent chaque jour dans l’agglomération, grâce à ce nouvel outil technologique les personnes en déplacement seront mieux informées des perturbations et dirigées sur des itinéraires priorisés en cas, par exemple, d’accident ou de manifestation sportive», explique Nuria Gorrite, conseillère d’Etat vaudoise chargée des Infrastructures. La centrale relierait entre eux les feux de circulation, les caméras, les capteurs et les panneaux d’information des 26 communes et proposerait des scénarios de marche à suivre.

«Evidemment, il y a déjà Wise et Google, et vous allez vous demander ce qu’apporterait notre nouvel outil», anticipe la ministre. «Mais ces applications vous envoient là où le trafic est fluide, et vous pouvez parfois vous retrouver dans des zones résidentielles. Ce n’est pas le choix des autorités d’injecter du trafic dans des zones 30. De plus, ces applications ne coordonnent pas le moins du monde les informations pour fluidifier les tracés alternatifs. Notre outil permettra par exemple de prioriser les feux sur le nouveau trajet, afin d’éviter de créer un nouveau bouchon. Cela fera une grande différence.»

Autre avantage: celui de la réduction des accidents. «Une meilleure réactivité apportée par un outil de gestion intelligente des routes peut amener à sauver des vies», a complété la ministre chargée de la Sécurité, Béatrice Métraux. Chaque jour, un à trois incidents viennent perturber le trafic au sein de l’agglomération Lausanne-Morges, et la moitié des accidents du canton s’y produisent.

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