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Les badges d'accès au tarmac seront renouvelés plus souvent, pour permettre un meilleur suivi de la sécurité. 
© MARTIAL TREZZINI

Sécurité

Une trentaine d'employés interdits de tarmac à Cointrin

Plus d'une trentaine de badges permettant d'accéder aux pistes aéroportuaires ont été retirés fin décembre. Une décision qui fait suite à la découverte de la présence de deux bagagistes français soupçonnés de radicalisme et fichés S

Plus d’une trentaine de badges permettant d’accéder au tarmac de l’Aéroport de Genève ont été retirés le 22 décembre, a appris Le Temps. Une décision qui fait suite à la découverte début décembre de la présence de deux bagagistes français soupçonnés de radicalisme et fichés S (pour sécurité de l’État). Le conseiller d’État Pierre Maudet avait promis des contrôles accrus: c’est chose faite. Le magistrat avait également annoncé une nouvelle mesure: la réduction du délai de renouvellement des badges d’accès au tarmac de cinq à deux ans. Quelque 10 000 employés sont concernés.

«C’est sur préavis de la police que nous avons pris cette décision», précise Bertrand Stämpfli, porte-parole de l’aéroport, rappelant que les badges retirés ne sont pas forcément synonymes de licenciements. «Mais selon toute vraisemblance, certains ne conserveront pas leur emploi.»

Jean-Luc Payot, porte-parole de Swissport ne se prononce pas sur le nombre de collaborateurs concerné par le retrait de badges. "Nous avons été informés par les services de police que certains collaborateurs n'étaient plus autorisés à oeuvrer au sein de l'aéroport. Nous avons donc pris les mesures qui s'imposent." Leur congé leur a-t-il été signifié? "Dans la mesure où il est indispensable de disposer d'une autorisation pour travailler à l'aéroport, nous avons donc dû nous en séparer."

Selon nos informations, entre 32 et 35 badges ont été retirés. Le Département de la sécurité et de l'économie, dicastère de tutelle de l'aéroport, n'a pas souhaité commenter ces chiffres, pas plus qu'il n'a voulu préciser si ces interdictions d'accès étaient liées à des suspicions de terrorisme.

Lire aussi: Islamisme: comment Cointrin sécurise son tarmac

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