Centres patronaux, Touring Club, automobilistes: tous réclament une solution à l'engorgement quasi permanent de l'autoroute Lausanne - Genève. Une troisième piste ferait l'affaire, proclament-ils, accompagnée, bien entendu, d'une troisième voie CFF, afin d'absorber la totalité du va-et-vient quotidien des pendulaires. Alors on s'active, à Berne et dans les cantons, pour trouver l'argent nécessaire, via le Fonds autoroutier notamment, fort de plus de 4 milliards, prétendent les défenseurs de la route. Car l'agglomération vaudoise, qui se développe à grande vitesse, risque d'étouffer. Tout comme Genève, à l'étroit sur son territoire, qui doit canaliser le trafic frontalier. La traversée de la Rade agite toujours les esprits du bout du lac.

Les autorités cantonales, sans parler des écologistes de tous bords, excluent pour l'heure tout élargissement autoroutier. Nouvelle gestion des flux et mobilités alternatives doivent, selon eux, aboutir à la réduction de la circulation. Une piste de plus ne ferait qu'aggraver le problème, tranchent-ils.