La troisième voie CFF entre Lausanne et Genève symbolise, en bien et en mal, la difficulté de mener une politique de transports publics où cantons et Confédération se partagent les compétences. Partiellement construite -la liaison qui va de Genève à Coppet fonctionne depuis 2004 -, la nouvelle ligne souffre des surcoûts du tunnel de base du Gothard. La suite de Rail 2000 devait couvrir le financement d'un deuxième tronçon entre Lausanne et Allaman, devisé à 410 millions. Sommé de choisir, le Conseil fédéral l'a écarté du lot des bénéficiaires de la manne qu'il destine au développement ferroviaire prochain.

Du coup, surtout dans le canton de Vaud, on évoque une avance sur le financement à venir. On magnifie l'exemple zurichois, modèle de réussite dans le domaine. On esquisse un engagement direct des CFF. Même si la loi, comme le rappelle François Marthaler, conseiller d'Etat responsable des Infrastructures vaudoises, ne le permet pas. En attendant, les trains débordent aux heures de pointe, et la députation romande à Berne tente d'imposer un agenda plus favorable à l'Arc lémanique.