Femme et Verte. Aussi minoritaire soit-il en Valais, le parti écologiste cherche à cumuler les initiatives historiques. Quatre ans après la candidature pionnière de Georges Darbellay, les Verts valaisans lancent Marylène Volpi Fournier dans la course au Conseil d'Etat. A neuf mois des élections, c'est le premier parti qui désigne officiellement son candidat. Hâte motivée par le calendrier électoral: l'été sera polarisé autour des échéances communales d'octobre.

Marylène Volpi Fournier n'est pas une inconnue dans le landerneau politique. Conseillère générale (parlement) très active depuis huit ans à Sion, elle siège au Grand Conseil depuis 2005. Durant son premier mandat, elle a décroché la présidence de la commission Agriculture, Tourisme et Environnement (ATE), chargée notamment de la très débattue loi sur le tourisme. Elle a également été candidate au Conseil national en 2003 et en 2007. La Sédunoise d'origine italienne, mariée et mère d'un enfant, est également bien engagée dans les milieux associatifs et de l'enseignement.

L'enjeu pour la gauche, représentée par un seul élu - Thomas Burgener - au gouvernement est de sauver le siège que l'UDC cherchera à revendiquer dans le Haut-Valais. Si le ministre socialiste se représente, et si les partis de gauche soutiennent une liste commune, Marylène Volpi Fournier devrait apporter un soutien bienvenu à Thomas Burgener. Dans le cas inverse, on imagine moins cette candidature sauver le siège. En 2005, Georges Darbellay avait mobilisé 10,5% de l'électorat.

Marylène Volpi Fournier militera pour «un aménagement du territoire mieux maîtrisé et une politique d'agglomération plus dynamique». Elle défendra également une vision moderne du tourisme: «Alors qu'il a tout sous la main, le Valais est très en retard en termes d'agritourisme.» Quant à son rôle - très emblématique celui-là - à jouer dans un canton qui n'a jamais vu une seule femme accéder au Conseil d'Etat, elle le commente ainsi: «J'espère mobiliser davantage que des femmes et davantage que des Verts.»