Syndicats de police contre Etat de Genève, un à zéro. La Chambre administrative de la Cour de justice, dans un arrêt obtenu par l’ats, a statué en faveur des syndicats: durant une grève, les effectifs policiers peuvent être moindres que ce que l’Etat a imposé jusqu’ici au nom du service minimum.

Les juges ont estimé que l'Etat «ne pouvait que gravement porter atteinte au droit de grève des syndicats» en appliquant une directive de 2009, relative au service minimum en cas de grève. L'Union du personnel du corps de police (UPCP) et le Syndicat de la police judiciaire (SPJ) avaient saisi la justice en novembre. Ils se plaignaient que le service minimum imposé était supérieur aux prestations ordinaires assurées durant les nuits et les week-ends. Le Département de la sécurité et de l’économie (DSE) avait refusé de prendre une décision formelle sur les contours du service minimum, ce que la Chambre administrative qualifie de déni de justice. Désormais, les syndicats auront leur mot à dire sur l'ampleur du dispositif.

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Ce qui ne ravit pas le DSE: «On en a pris acte et l'on produira effectivement une décision relative au service minimum lors de la prochaine grève, en tenant compte de la priorité absolue sur une grève qui reste la sécurité de la population, quoi qu'en disent les syndicats.»

Mais pour l’heure, ceux-ci se frottent les mains.