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Universités, EPF et HES ont désormais leur conférence nationale

Désormais, les dix universités suisses, les sept hautes écoles spécialisées publiques et les deux écoles polytechniques fédérales sont placées sous le même toit politique, la Conférence suisse des hautes écoles

Universités, EPF et HES dans la même conférence

Formation Organe politique commun créé

Le geste paraît formel, mais il a son importance pour les responsables des hautes écoles. Désormais, les dix universités suisses, les sept hautes écoles spécialisées (HES) publiques et les deux écoles polytechniques fédérales sont placées sous le même toit politique, la Conférence suisse des hautes écoles (CSHE). Sa première séance a eu lieu jeudi. Cet organe remplace, en plus large, la Conférence universitaire suisse. Il comprend les ministres cantonaux à la Formation et Johann Schneider-Ammann, qui le préside. Les vice-présidentes sont la Zurichoise Regine Aeppli et la Vaudoise Anne-Catherine Lyon.

Domaine de la santé affaibli

La CSHE naît au terme d’une révision légale aussi longue qu’agitée. Elle comprend un plénum qui compte des cantons non universitaires et un conseil resserré, avec les seuls cantons ayant une haute école. La répartition des compétences entre les deux instances a provoqué de vives tensions entre les conseillers d’Etat, et ce n’est sans doute pas fini. En principe, la CSHE s’occupe de coordination et de contrôle qualité. Derrière le jargon technique se cachent quelques solides matières à controverse, comme d’éventuelles nouvelles répartitions entre universités et HES.

Cependant, pour l’heure, la CSHE naissante est rattrapée par l’actualité: ses premiers chantiers vont porter sur la pénurie de compétences dans le domaine de la santé, que les restrictions à l’immigration pourraient accroître, et la question de la relève académique.

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