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Les universités de Genève et Pékin collaborent

Les universités de Genève et de Tsinghua proposent un master conjoint dans le développement durable.

L’Université de Genève et l’Université Tsinghua de Pékin, la plus prestigieuse de Chine, vont proposer dès septembre 2017 un master conjoint dédié à la réalisation des Objectifs de développement durable des Nations Unies. L’accord a été signé par le recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger, et l’ambassadeur de Chine à Berne, Geng Wenbing.

«La visite d’Etat du président chinois en Suisse a fait office d’accélérateur pour cette signature, explique Yves Flückiger. Tout est allé très vite.» L’idée remonte à une année, lors d’une première rencontre entre le recteur et des responsables de Tsinghua au Forum économique mondial à Davos. Trois mois plus tard, Yves Flückiger était à Pékin. En juillet des premiers cours d’été étaient organisés entre les deux instituts.

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Intérêt pour la Genève internationale

«Il y a un intérêt évident de Pékin pour Genève, ses organisations internationales, ce lieu du multilatéralisme», explique François Grey, professeur et coordinateur du projet. Pour l’Université de Genève, l’association est prestigieuse: Tsinghua est le principal incubateur des élites communistes chinoises. C’est dans cette université que Xi Jinping a fait ses études. La Chine est par ailleurs passée devant les Etats-Unis pour la production d’articles de recherche scientifique, précise encore le professeur.

Le master se déroulera sur deux ans, la première année à Genève, la deuxième en Chine. Trente étudiants chinois et trente étudiants suisses seront intégrés dans un programme interdisciplinaire. A Genève, l’Institut Confucius, une école financée et contrôlée par Pékin, participera à cette formation pour son volet culturel.

Jack Ma comme soutien

«Nous voulons être un accélérateur du développement durable en apportant des solutions pratiques», ajoute François Grey. Il prend pour exemple l’élaboration d’une ceinture équipée de capteurs pouvant aider les aveugles dans leur déplacement comme premier projet élaboré l’été dernier entre étudiants chinois et suisses.

Yves Flückiger évoque un budget de plusieurs millions de francs. Côté suisse, une fondation privée a mis l’argent à disposition pour lancer le projet. La partie chinoise devrait apporter un montant équivalent. Jack Ma, le patron du géant chinois de la vente en ligne Alibaba.com serait intéressé. Il fait partie du «Board» de Tsinghua et est par ailleurs un «ambassadeur» de l’ONU pour promouvoir les Objectifs de développement durable.

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