L’exécutif uranais sait que les citoyens sont derrière lui, a-t-il indiqué vendredi dans une réponse à des motions. Si un deuxième tube est percé, la capacité de l’axe nord-sud augmentera. C’est en contradiction avec l’initiative des Alpes approuvée par le peuple.

Sans deuxième tube, le tunnel devra être fermé pendant deux ou trois ans pendant les travaux. Voitures et camions devront alors être transportés par train. Le gouvernement uranais ne veut toutefois pas d’une station de chargement sur son territoire.

L’exécutif estime que la station de chargement doit être construite au nord d’Uri. Dans une réponse à une motion, le gouvernement précise qu’une telle installation exige une surface de 52’000 à 61’000 m2.

Uri a toujours coopéré à la réalisation de grandes infrastructures. La vallée subit depuis deux décennies les travaux du tunnel ferroviaire de base, rappelle le gouvernement. Une station de chargement provoquerait un supplément de bruit et de pollution.

A fin juin, le Conseil fédéral s’est prononcé pour le percement d’un deuxième tunnel routier au Gothard. C’est selon lui le seul moyen d’éviter la fermeture de l’axe nord-sud pendant les travaux d’assainissement qui doivent débuter vers 2020.