Le Temps: Comment réagissez-vous aux propositions évoquées par Moritz Leuenberger?

Jean-René Germanier, membre de la Commission des transports du Conseil national et du comité d'Ouestrail:Ce sont des bonnes idées, libérales, que je ne peux qu'approuver. Mais j'observe que Moritz Leuenberger avait également fait des déclarations courageuses sur le nucléaire, et qu'il a fait marche arrière depuis.

- Ouvrir les CFF à des investisseurs privés, n'est-ce pas prendre le risque d'une perte de contrôle?

- Je ferais effectivement une réserve: le rail, lui, ne devrait pas être privatisé. Il est important en effet que les infrastructures restent en mains de l'Etat. Ce qui roule, en revanche, peut être privatisé. Sur le modèle discuté pour La Poste, Swisscom, ou le marché de l'électricité.

- Dans ce qui a été dit par Moritz Leuenberger, voyez-vous une chance pour les projets restés en souffrance en Suisse romande?

- Oui, trouver des financements privés pour améliorer l'agenda est une bonne chose s'agissant des trois projets que nous défendons conjointement à Ouestrail - amélioration de la ligne du pied du Jura, troisième voie Lausane-Genève et doublement du tunnel du Lötschberg. Je rappelle qu'un financement était disponible à l'origine pour ces projets, mais qu'il a été compromis en raison des surcoûts du Gothard.