En Valais, les deux candidates vertes Brigitte Wolf et Magali Di Marco, distancées lors du premier tour dimanche, se retirent de l'élection au Conseil d'Etat. Les six candidats restants – trois PDC, un PLR, un PS et un UDC – se disputeront les cinq fauteuils à disposition. Christophe Darbellay est de facto élu.

«La discussion a été difficile mais il nous semblait compliqué de justifier une présence verte au 2e tour», indique lundi soir le président des Verts valaisans Jean-Pascal Fournier. Difficile, car en lançant deux candidates, les Verts voulaient aussi éviter un exécutif 100% masculin, vers lequel se dirige le canton. Mais «la sauce n'a pas pris lors du premier tour, elle aurait sans doute encore moins pris lors du deuxième», résume-t-il.

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Une pression des socialistes

Par ailleurs, les socialistes ont émis le souhait que Mathias Reynard soit seul sur la liste, ajoute Jean-Pascal Fournier. Le parti appelle à voter pour le Saviésan afin de maintenir le siège de la gauche mais ne donne aucun autre mot d'ordre. Il invite en revanche les citoyens «à se renseigner au mieux sur les sensibilités environnementales de chacun des candidats».

Avec le retrait de Magali di Marco, le PDC Christophe Darbellay est de facto élu, car il est le seul candidat domicilié dans la région constitutionnelle Bas-Valais, comme c'était déjà le cas en 2017. L'article 52 de la constitution cantonale impose en effet la présence au gouvernement d'au moins un représentant par région constitutionnelle: Haut-Valais, Valais Central et Bas-Valais.

De son côté, «le Conseil du PDC a voté à l'unanimité la reconduction de notre liste des partis C au deuxième tour avec Christophe Darbellay, Serge Gaudin et Roberto Schmidt», écrit en soirée le PDC du Valais romand sur les réseaux sociaux.

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Six hommes en lice

Dimanche, le démocrate-chrétien Roberto Schmidt est arrivé en tête d'une élection qu'il a dominée tout du long, ratant toutefois la majorité absolue et une élection au premier tour. Il est suivi par Christophe Darbellay et le socialiste Mathias Reynard. Le conseiller national se place juste devant le libéral-radical sortant Frédéric Favre. En cinquième et sixième position figurent le troisième candidat PDC Serge Gaudin et l'UDC Franz Ruppen, dans un mouchoir de poche, à quelques 700 voix de différence.

A l'issue du scrutin dimanche, les candidats se sont dits «confiants» tout en soulignant l'importance «de rester concentré pour le deuxième tour» alors que «rien n'était encore joué». Lors du deuxième tour prévu le 28 mars, les regards seront notamment tournés vers le Haut-Valais qui est connu pour savoir se mobiliser lorsqu'il s'agit de défendre sa représentation au gouvernement.