Finances publiques

Le Valais est économe en fonctionnaires

Alors que le gouvernement souhaite économiser 120 millions de francs dans les tâches et les structures de l’Etat, une expertise montre que le Valais est moins bien doté en personnel que les autres cantons

Ministre des Finances et des Institutions, Maurice Tornay retient que «l’administration valaisanne n’est pas pléthorique». Mandaté par le gouvernement valaisan, l’Institut de recherches économiques BAK Basel a réalisé une comparaison intercantonale des effectifs de la fonction publique et para-étatique. Tous domaines confondus, elle montre que la dotation en personnel du canton est inférieure de 15% à la moyenne du pays.

Entre 2011 et 2013, les effectifs de l’administration cantonale ont stagné alors que la population augmentait. Proportionnellement à la population, le nombre d’employés des hôpitaux valaisans est inférieur de 22% à la moyenne des cantons jugés comparables, Berne, Fribourg, Tessin, Grisons et Jura. Des six domaines analysés, seules les écoles obligatoires et secondaires emploient plus d’enseignants que la moyenne nationale. Leurs coûts, en revanche, sont plus bas. Dans l’intervalle, l’enseignement a subi plusieurs mesures d’économies.

«Réduire les tâches»

Cette étude a été réalisée dans le cadre de l’Examen des tâches et des structures de l’Etat, un projet qui vise à économiser 120 millions de francs par année. Les comptes 2013 et 2014 de l’Etat du Valais ont enregistré des découverts de plus de 80 millions de francs chacun. Les résultats de l’ensemble du projet, y compris les mesures que le gouvernement entend retenir, sont attendus pour ce printemps.

Maurice Tornay admet qu’il sera «compliqué» d’économiser sans supprimer des prestations. Selon lui, «la seule possibilité, c’est réduire les tâches». Pour la présidente de la Fédération des magistrats, des enseignants et du personnel de l’Etat du Valais, Marylène Volpi Fournier, «les fonctionnaires sont bon marché», et «ils ne peuvent pas servir à éponger le déficit de l’Etat». Elle retient que «le gouvernement a payé un institut universitaire pour confirmer ce que tout le monde savait déjà».

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