Le Valais n’est pas Zurich. Cette réalité est peut-être bête à dire, mais elle prend tout son sens dans le cadre des projets pilotes de mobility pricing. La topographie d’un canton alpin, avec ses nombreuses vallées latérales, la concentration des principales activités en plaine, la forte saisonnalité de l’activité touristique des régions de montagne ou encore l’offre différenciée de transports publics engendrent une demande de mobilité peu comparable à celle des grands centres urbains.

«La question à laquelle doit faire face l’Office fédéral des routes est de garantir le financement des infrastructures routières. Mais réfléchir à une tarification uniquement basée sur le nombre de kilomètres parcourus nous semble être une réflexion en silo, qui peut même être contradictoire avec les autres politiques sectorielles de la Confédération. A notre sens, il faut penser la mobilité dans son ensemble en mettant au cœur l’être humain et non pas les infrastructures», insiste Vincent Pellissier, le chef du Service valaisan de la mobilité.