Les nominations sont un exercice délicat en Valais. Ainsi, cela fait quelque temps que les milieux spécialisés attendent celle du nouveau directeur du Centre de formation pédagogique et sociale de Sion (CFPS), pour assurer la succession de son fondateur, Pierre Mermoud, à sa tête depuis vingt-cinq ans. Cet établissement cantonal de formation, établi à Sion et rattaché au Département de l'éducation, de la culture et des sports, s'apprête à recevoir 180 élèves dans les professions liées au travail social.

Après l'annonce du départ à la retraite du directeur, qui remonte à l'année dernière déjà, une mise au concours a été faite ce printemps. Au terme de l'examen des candidatures déposées, deux d'entre elles étaient en lice au finish, celle du conseiller communal sédunois démocrate-chrétien Gabriel Carron et celle du directeur de l'OSEO, le député socialiste Yves Ecœur. Le choix a cependant été reporté, créant malaise et interrogations. «Le jury a proposé de prolonger le délai des candidatures pour un choix plus étoffé», note sans autre commentaire le conseiller d'Etat en charge de l'éducation, Serge Sierro. La mise en soumission sera prolongée, vraisemblablement jusqu'à fin septembre.

Cependant, l'ancien directeur aimerait bien qu'on le remplace, et a fait savoir qu'il resterait au plus tard jusqu'à la fin de l'année et inaugurera une filière entièrement bilingue.

Avec Genève, Lausanne et Fribourg, le CFPS valaisan fait partie des quatre écoles supérieures dans le domaine du travail social que compte la Suisse romande. C'est aussi la plus récente. Dans le courant de l'automne, ces centres de formation devraient être réunis dans une HES santé et social: «Nous attendons encore les dispositions fédérales qui définiront cette filière ainsi que les conditions de reconnaissance entre les cantons», conclut Serge Sierro.