Le Valais présente 80 millions de découvert

Comptes Deuxième année dans le rouge

Augmentation des charges de fonctionnement et insuffisance de recettes plombent les comptes de l’Etat du Valais. Le conseiller d’Etat Maurice Tornay présentait mardi un découvert financier de «plus de 80 millions de francs». Le compte de fonctionnement a été clos avec un excédent de charges de 83,9 millions. Le compte d’investissement affiche une insuffisance de financement de 84,2 millions.

Parmi les raisons de ces comptes dans le rouge, Maurice Tornay explique que les recettes fiscales ont été inférieures au budget de 26,3 millions. En cause, notamment, une croissance du PIB inférieure aux prévisions et moins de nouveaux contribuables que prévu. «Les revenus imposables croissent moins rapidement que les revenus des ménages», explique encore le rapport. Les recettes des redevances hydrauliques baissent de 6,6 millions. Et la péréquation intercantonale est inférieure de 11,6 millions à celle de l’année précédente.

Du côté des charges, c’est avant tout l’explosion des subventions sociales qui sont mises en avant par le gouvernement. Après le durcissement de l’assurance chômage et de l’assurance invalidité, aux niveaux national et cantonal, les charges se reportent sur l’assurance sociale, dont les dépenses augmentent de 26,7 millions. En 2008, 3940 personnes touchaient l’assurance sociale contre 5830 aujourd’hui.

Les routes sont chères

Malgré cette situation financière difficile, le canton a maintenu des investissements supérieurs de 18,6% aux prévisions budgétaires. 83% des 335,5 millions de volume brut d’investissement concernent les routes. Soit 277,4 millions. «Les investissements ont été augmenté de 60 millions pour les routes nationales, il s’agit notamment de la construction de l’autoroute dans le Haut-Valais», explique Maurice Tornay. Quant aux routes cantonales, elles ont coûté 67 millions. Sur 100 francs dépensés par l’Etat du Valais en 2014, 25,49 francs sont investis dans l’éducation, 18,16 francs dans la prévoyance sociale, 13,80 francs pour les transports contre 2,28 pour la culture.

La règle du frein à l’endettement et aux dépenses est enfreinte par le canton pour la seconde année consécutive. Les déficits doivent être comblés dans les trois ans qui viennent.