Le Valais se félicite d’avoir été entendu

Le PDC du Valais romand est satisfait. «Toutes les propositions que nous avions faites, et nous n’étions pas les seuls en Suisse à aller dans ce sens, ont été entendues, à l’exception de notre demande de ne pas compter les lits chauds comme des résidences secondaires», se réjouit Serge Métrailler, président du parti.

L’économie valaisanne partage cette analyse. «Ce texte me paraît tenir compte de nos préoccupations principales et j’en suis satisfait», dit Vincent Riesen, directeur de la Chambre valaisanne de commerce et d’industrie. «Il était important pour nous que le droit acquis soit garanti, c’est-à-dire que les logements déjà construits puissent être utilisés librement», explique-t-il. «Il fallait aussi laisser une certaine flexibilité dans l’application de la loi pour que l’économie puisse entamer sa mue et passer d’une économie de la construction à un tourisme d’exploitation.» Les exceptions à l’interdiction de construire répondent à cela. «Doris Leuthard nous a enfin écoutés», estimait aussi hier le conseiller national Yannick Buttet (PDC/VS) sur les réseaux sociaux.

Seule voix dissonante, le ministre valaisan de l’Economie et du tourisme, Jean-Michel Cina, estime que le texte contient deux éléments rédhibitoires. «Le premier concerne l’interdiction d’agrandir un chalet déjà existant qui ne serait pas une résidence principale», dit-il. «Le second est plus difficile encore à accepter. L’article 7 permet de construire des logements affectés à l’hébergement touristique, mais l’article 8 précise que cela n’est possible que sur un territoire qui ne connaît pas de développement touristique intensif et où l’offre existante ne couvre pas la demande», explique-t-il. «Cela revient à donner d’une main pour retirer de l’autre parce qu’aucune région du Valais ne correspond à ces critères», dit-il en promettant une intense activité de lobbying parlementaire pour corriger le tir.