C’est le projet dont l’Etat du Valais est le plus fier. Le campus sédunois Energypolis casse l’image de «Vieux-Pays» que l’on colle souvent au canton. Ce «véritable écosystème d’innovation», rassemblant notamment le pôle valaisan de l’EPFL et la HES-SO cantonale, «dessine le futur du Valais». Tous les acteurs seront sur site d’ici la fin du printemps, après un chantier qui aura duré plus de cinq ans. Et qui a été marqué par une adjudication, de plus de 1,3 million de francs, jugée illicite, après recours jusqu’au Tribunal fédéral, a appris Le Temps.

Arrivé en deuxième position de l’appel d’offres – lancé en juin 2017 par l’Etat du Valais via son Service des bâtiments, monuments et archéologie (SBMA, devenu SIP, Service immobilier et patrimoine, depuis son changement de département le 1er janvier 2020) –, un consortium formé de quatre entreprises de la région a fait recours contre l’adjudication des travaux de peinture du campus valaisan. Il estimait que le consortium qui a obtenu les travaux n’était notamment pas en règle avec la convention collective de travail du second œuvre romand (CCT-SOR).