Interdit aux véhicules de plus de 3,5 tonnes depuis le 8 juillet dernier, le viaduc de Riddes, en Valais, va être assaini durant les trois prochaines années. Estimation du coût du projet: une dizaine de millions de francs.

«Les analyses du viaduc de Riddes sont terminées et confirment le bien-fondé des restrictions actuelles de tonnage sur l’ouvrage», a indiqué l’Etat du Valais vendredi dans un communiqué. Les autorités veulent toutefois «restaurer le trafic poids lourd au plus vite» et lancent des travaux d’assainissement durant lesquels le viaduc restera interdit aux plus de 3,5 tonnes.

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Les travaux prolongeront la durée de vie de l’ouvrage d’une dizaine d’années. Les autorités cantonales et l’Office fédéral des routes (OFROU) ont également décidé de lancer une étude sur l’avenir de la jonction autoroutière et de la route cantonale au-delà de ces dix ans.

Câbles endommagés

En été 2019, des contrôles ordinaires avaient révélé des dégradations sur le viaduc. Les investigations qui ont suivi ont montré notamment que «certains câbles de précontrainte sont ponctuellement affectés par de la corrosion», précise le canton.

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Propriété de la Confédération (65%) et du canton (35%), le viaduc de Riddes permet à la route cantonale T9 de passer sur le Rhône, sur plusieurs routes et chemins communaux, sur l’autoroute A9 ainsi que sur les voies CFF de la ligne ferroviaire du Simplon. Avec 33 000 mètres carrés de tablier de pont, il s’agit du plus grand échangeur autoroutier de Suisse.