L'accord sur les barrages est très fragile
Simonetta Sommaruga a réuni les producteurs d’électricité, les cantons et les ONG. Une déclaration commune portant sur quinze projets de barrages a été signée. Mais, comme le démontre l’exemple du Grimsel, cela ne veut pas dire que les associations de défense de l’environnement renonceront à déposer des recours
Cela a été salué comme un coup de maître. Simonetta Sommaruga, les cantons et trois ONG (WWF, Pro Natura, Fédération suisse de pêche) ont annoncé lundi la conclusion d’un accord sur l’énergie hydraulique. Selon les termes de cette déclaration commune, quinze projets prioritaires permettant de produire 2 TWh (un térawattheure représente un milliard de kWh) d’ici à 2040 tout en préservant la nature ont été définis. Huit se trouvent en Valais. Treize consistent en un rehaussement d’un barrage existant, deux prévoient la construction d’un nouveau mur, l’un au Gorner (VS), l’autre au Trift (BE).
Cette convention met un terme à de longues négociations menées sous l’égide de Simonetta Sommaruga dans le but de concrétiser le constat suivant: la Suisse a décidé de sortir du nucléaire – elle mise sur l’électromobilité – il lui faudra donc produire davantage d’électricité indigène. Comme le potentiel des éoliennes est limité, il faut, en plus du photovoltaïque, miser sur la houille blanche.