Valérie Garbani a fini par céder aux pressions. Une semaine après sa décision de se retirer de l’exécutif de la Ville de Neuchâtel suite à un nouvel esclandre nocturne, la conseillère communale a annoncé hier qu’elle quittera ses fonctions le 5 juillet prochain. Elle avait indiqué dans un premier temps vouloir se retirer le 30 septembre afin de se laisser du temps «pour rebondir professionnellement» et terminer «des dossiers en cours».

Ce délai inhabituel de six mois a fait l’unanimité contre lui, avec l’inquiétude de voir l’élue replonger d’ici là. La section locale du Parti socialiste lui a demandé de revoir sa position et de quitter ses fonctions au 30 juin. Elle a fini par obtempérer, à quelques jours prêts, sans évoquer les demandes insistantes qui lui ont été faites ces derniers jours. Dans son communiqué, elle indique que les mois de juillet et d’août «ne sont pas propices à la finalisation de dossiers». Autre argument avancé: cette période «plus calme de la vie administrative et politique» permettra à son successeur d’entrer en fonction «dans des conditions plus optimales».

Le Conseil communal a «pris acte» de ce départ anticipé. Il ne changera rien aux conditions de départ de Valérie Garbani, qui recevra une rente viagère de 43 640 francs. Elle n’aurait en revanche rien reçu de la caisse communale si elle était partie avant le 30 juin, soit cinq ans jour pour jour après son entrée en fonction.