Valérie Garbani ne s’est pas déplacée pour entendre le verdict du Tribunal de police de Neuchâtel. Représentée par son avocat, Me Yves Grandjean, elle a été condamnée à 60 heures de travail d’intérêt général, à une amende de 100 francs et à payer 1200 francs de frais de justice. Une peine relativement clémente: le ministère public demandait 240 heures de travail d’intérêt général. La présidente du tribunal, Geneviève Calpini-Calame, a retenu les préventions d’ivresse publique, d’injures contre deux collaborateurs de la discothèque où s’est déroulé l’esclandre et de violences contre deux policiers survenues lors de son interpellation. Les préventions de dommage à la propriété et de menaces de mort ont en revanche été abandonnées.

Au terme des débats, Me Yves Grandjean a lu une brève déclaration au nom de sa cliente. L’ancienne élue «reconnaît le jugement» et demande désormais aux médias «le droit à la tranquillité» puisqu’elle n’exerce «plus aucun mandat politique». De quoi lui «permettre de se reconstruire» dans sa vie privée et professionnelle.

Pour la tranquillité, Valérie Garbani devra encore attendre. Une heure plus tard devant le même tribunal, ses démêlés alcoolisés avec la police ont été décrits en long et en large par l’avocat du policier qui avait diffusé des feuillets de police au printemps 2008. Sa thèse: son client a craqué, excédé par la succession d’esclandres «largement connus en ville» qui n’ont entraîné «aucune réaction au sein des autorités politiques». Le policier – qui a été licencié – a assuré qu’il ne s’agissait pas d’un règlement de compte politique à la veille des élections communales. Sa peine sera connue mardi prochain. Le ministère public a requis 45 jours amende à 10 francs.