Neuchâtel

Valérie Garbani face à la justice

L’ancienne conseillère communale de Neuchâtel a comparu ce matin devant le tribunal de police pour des déprédations, menaces et injures commises dans une discothèque du chef-lieu en mars dernier. Le Ministère public a requis 240h de travail d’intérêt général, une peine pécuniaire de 100 fr. ainsi que la révocation d’un précédent sursis de 30 jours-amende.

Valérie Garbani est arrivée pile à l’heure dans le sillage de son avocat sans un regard pour la quinzaine de journalistes présents. Interrogée par la présidente du tribunal Geneviève Calpini-Calame, elle a reconnu la plupart des faits qui lui étaient reprochés, en particulier d’avoir traiter le barman de «négro». «Mais je ne m’en souviens plus», a-t-elle pondéré, en évoquant son «ivresse» et «un état psychique délicat» cette nuit-là.

L’ancienne élue socialiste – elle a quitté l’exécutif de Neuchâtel suite à cet esclandre – a nié avoir délibérément cassé un plexiglas situé devant le DJ. «Je me suis simplement appuyé», a-t-elle déclarée. Elle a également réfuté avoir sciemment giflé un policier. «Je me débattais pour ne pas entrer dans la voiture de police. Je trouvais cela disproportionné par rapport aux faits.» Malgré ces explications, les plaignants – un policier, le patron et trois salariés de la discothèque – ont refusé de retirer leur plainte. Le verdict sera connu mardi prochain.

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