Valais

La valse coûteuse des pylônes de l’autoroute électrique

Les vingt premiers pylônes de la ligne à très haute tension Chamoson-Chippis, qui ne sont pas encore bâtis, devront être déplacés d’ici dix ans en raison de la troisième correction du Rhône. Mais pas question pour Swissgrid de modifier le tracé de la ligne avant sa construction

C’est une autoroute électrique qui fait couler beaucoup d’encre. Les recours et autres oppositions contre la ligne à très haute tension (THT) qui doit relier Chamoson à Chippis, en Valais, se sont multipliés ces dernières années, jusqu’à ce que le Tribunal fédéral tranche en septembre 2017 et valide le tracé de la ligne. Mais, malgré plus de vingt ans de procédures, ce dernier n’est pas définitif. Il sera modifié sur plus de sept kilomètres.

Il n’est pas question du projet de déplacement de cinq pylônes dans les régions de Grône et de Chalais, espéré par les opposants et le Conseil d’Etat. Ici, on parle du premier tronçon situé entre le poste de couplage de Chamoson et le domaine des Iles à Sion, qui devra être intégralement revu. «Cela représente vingt pylônes», confirme Marie-Claude Debons, porte-parole de Swissgrid. La raison? La troisième correction du Rhône (R3). Les premiers kilomètres du tracé validé par les juges fédéraux longent le fleuve, qui sera élargi afin de sécuriser la plaine, en la protégeant contre les crues.