Genève

Vandœuvres, une gestion d’un autre siècle

La Cour des comptes épingle sévèrement la commune genevoise. Manque de clarté dans la gestion des affaires, organisation lacunaire, absence de contrôle. Difficile à entendre pour l’exécutif

L’ultime chose que la maire de Vandœuvres, Catherine Kuffer, aura apprise en dix-sept ans de règne sur la cossue commune genevoise, c’est à encaisser. Mardi, elle s’est entendu reprocher de «naviguer à vue», de gérer la commune de manière «chaotique et lacunaire», entre autres admonestations. Elles ne viennent pas de n’importe qui, mais de la Cour des comptes, qui présentait son audit sur la gouvernance de la commune: «Cette affaire est la démonstration d’un manque de formalisme, d’une manière de gérer à l’ancienne», résume Sophie Forster Carbonnier, magistrate.

En février dernier, Le Temps révélait que l’ancienne comptable de la commune s’était vue payer en treize ans près d’un demi-million de francs pour des heures supplémentaires. Assez pour que des voix anonymes dénoncent d’autres opérations supposées frôler le code, sous le double effet de la rumeur et du secret cultivé par les autorités. Après avoir reçu plusieurs communications citoyennes arguant de dysfonctionnements, la Cour décidera d’auditer la commune.