Le radical Jacques Martin, 66 ans, renonce à briguer un troisième mandat à la Chambre des cantons, lors des élections fédérales d'octobre. Après avoir siégé durant vingt ans au parlement fédéral, il est temps de laisser la place aux jeunes, a-t-il déclaré à La Nouvelle Revue, organe des radicaux vaudois. Ce départ, que la relève de son parti appelait de ses vœux, permettra aux candidats à la succession de se déclarer (voir Le Temps du 13 février). Trois noms circulent: Christiane Langenberger, Charles Favre et Yves Christen. Le congrès cantonal fera son choix le 1er mai, si choix il y a.

Avec Jacques Martin, comme avec le conseiller national Philippe Pidoux, la députation vaudoise à Berne perd les derniers représentants de la vieille garde radicale. La première élection fédérale de Jacques Martin, au Conseil national, remonte à 1979. Le politicien a aussi été patron de l'Economie publique du canton de Vaud (1988-1996), tâche à laquelle il avait dû renoncer pour raisons de santé.

Y. R.