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L'enquête du Service cantonal vaudois des affaires vétérinaires relève des manquements dans les installations de Peney-le-Jorat et d’Echallens. 
© Capture d'écran de la vidéo de la fondation MART

Maltraitance

Vaud rappelle deux porcheries à l’ordre

Dénoncées dans une vidéo mercredi dernier, les exploitations de Peney-le-Jorat et d’Echallens sont jugées non conformes par le vétérinaire cantonal. «Insuffisant», selon la fondation de protection des animaux MART

Des porcs en surnombre, entassés dans des boxes sans litière ni lumière, aux côtés de cadavres de cochons et d’excréments: les images tournées anonymement dans trois porcheries du Gros-de-Vaud avaient provoqué l’émoi mercredi dernier. Deux des trois établissements incriminés sont aujourd’hui jugés non conformes par le Service de la consommation et des affaires vétérinaires qui réclame des mesures correctives immédiates, tout en précisant que «les cas dénoncés ne sont pas le reflet des conditions dans lesquelles sont traités la majorité des porcs vaudois».

Ordonnées suite à la diffusion d’une vidéo par la Fondation MART (Mouvement pour les animaux et le respect de la terre), les inspections relèvent des manquements dans les installations de Peney-le-Jorat et d’Echallens. Cette dernière exploitation sera fermée d’ici début octobre, annonce le propriétaire que l’Etat de Vaud a décidé de poursuivre pénalement. Le diagnostic étatique ne satisfait pas les défenseurs des animaux qui déplorent des mesures timorées et insuffisantes.

Obscurité et densité

Dans son enquête, le vétérinaire cantonal retient un léger surnombre (2%) d’animaux sur le site de Peney-le-Jorat, ainsi qu’un manque de lumière dans la porcherie d’Echallens. La porcherie de Ropraz, troisième installation dénoncée dans la vidéo, est quant à elle déclarée conforme à la législation en vigueur. «L’inventaire des mauvaises conditions de vie des porcs va beaucoup plus loin, déplore Kate Amiguet, responsable de la Fondation MART qui souligne également «l’insalubrité, les maladies, la présence de cadavres ou encore l’absence de paille et d’occupation».

Lire aussi: Une vidéo dénonce la maltraitance dans des porcheries vaudoises

Quid des cadavres en question? «Le Service cantonal des affaires vétérinaires a constaté que ceux-ci avaient été évacués sitôt découverts par l’exploitant en suivant la filière d’élimination traditionnelle», détaille le communiqué de presse diffusé mardi, en précisant que «tout risque pour la consommation peut donc être écarté». Une explication qui ne convainc pas Kate Amiguet. «La diffusion de la vidéo a libéré la parole des villageois, ajoute la naturaliste engagée depuis vingt ans dans la protection animale. Mon téléphone n’arrête pas de sonner, j’ai au moins vingt porcheries à aller inspecter ces prochains jours. Tout cela prouve qu’il ne s’agit pas de cas isolés comme veut le faire croire l’Etat de Vaud.»

Une porcherie fermera

Suite aux contrôles effectués par le vétérinaire cantonal, le propriétaire incriminé «a décidé volontairement de fermer l’installation d’Echallens, précise encore le communiqué. Les derniers porcs seront évacués d’ici début octobre.» Dans les colonnes du 24 heures, mercredi dernier, celui-ci déclarait pourtant être «aux normes» et envisageait même de porter plainte contre les auteurs de la vidéo pour violation de domicile.

Parmi les quelque 800 contrôles effectués chaque année, 20% des installations sont déclarées non-conformes. Les exploitants ont jusqu’à 2018 pour renouveler leurs infrastructures.

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