Au vu de la situation sanitaire du canton de Vaud, le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) a décidé de créer un conseil scientifique Covid-19. Ce groupe, constitué entre autre de l'Office du médecin cantonal et de différents experts, permettra d'analyser la question de la pandémie avec un oeil scientifique. Le collectif aura la responsabilité d'aiguiller le DSAS et le Conseil d'Etat dans leurs décisions face à la gestion de crise. 

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Les scientifiques vaudois au service du canton

Le canton pourra compter sur les compétences scientifiques du CHUV, de l'Université de Lausanne, de l'EPFL et d'Unisanté d'où proviennent ces «experts de référence dans la prise en charge et la recherche sur la maladie» selon un communiqué du canton paru ce mercredi. Leurs domaines d'expertise se veulent «complémentaires» afin de créer un conseil efficace. Le tout sera dirigé par le professeur Jacques Cornuz, directeur général d'Unisanté (Centre universitaire de médecine générale et de santé publique). 

Le rôle concret de cette communauté est de s'appuyer sur des connaissances et des expertises scientifiques afin de formuler des recommandations au canton. Elle devra également évaluer les mesures prévues par celui-ci et proposer des actions spécifiques. Le Conseil scientifique se réunira régulièrement et présentera un premier bilan en fin d'année. Il assurera aux autorités publiques: «un lien direct avec tous les services universitaires et cliniques du canton de Vaud impliqués dans le gestion ou la recherche en lien avec la pandémie ainsi qu'un lien avec la task force fédérale.»   

Composition du Conseil Scientifique 

Le Conseil qui appuiera la stratégie de gestion de la pandémie se compose d'une dizaine de professeurs dont le médecin cantonal adjoint Eric Masserey. Jacques Cornuz, Président du conseil scientifique, affirme que les médecins cantonaux des autres cantons suisses doivent également s'appuyer sur des expertises complémentaires. Vaud représente surtout une particularité par cet appui universitaire. La raison de la mise sur pied de ce conseil scientifique est, selon Jacques Cornuz, «multifactorielle: l'un des éléments est la situation vaudoise actuelle en regard à la pandémie, il était bon de pouvoir s'appuyer sur des expertises complémentaires afin de pouvoir faire face à cette situation. La deuxième raison est que, contrairement au mois de février, nous avons à présent un corpus de données scientifiques de qualité sur le virus. Un médecin cantonal ne peut gérer tout cela seul. Notre mission est d'apprécier l'évolution des connaissances scientifiques en tant qu'organe d'appui et non décisionnel.»

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