Adoptée de justesse il y a une année, la modification de la loi pénale vaudoise punit d'une amende de 50 à 100 francs celui qui mendie. La sanction peut monter à 2000 francs pour celui qui envoie mendier des mineurs ou qui organise un réseau.
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Soutien aux mendiants
Avant d'être soumis au TF, le recours contre l'interdiction de la mendicité avait été rejeté en mai dernier par la Cour constitutionnelle du canton de Vaud. Il émane de huit mendiants suisses et roms et de quelques personnalités, dont l'ancien conseiller aux Etats Luc Recordon.
«L'interdiction totale de la mendicité est contraire au principe de proportionnalité et n'est justifiée par aucun intérêt public», selon l'avocat des recourants, Me Xavier Rubli. Ce dernier n'a pas caché sa volonté de soumettre l'affaire, le cas échéant, à la Cour européenne des droits de l'homme.
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